Nicole La Fontaine

Auteure / conférencière

Nouvelles

Le citoyen 3 août 2016
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Voilà la page couverture de mon troisième livre…à suivre
C1 BRICOLEUR Nicole La Fontaine ÉVQ________________________________________________
Bientôt vous pourrez lire mon troisième livre, à suivre
ARGUMENTAIRE 3 ADL MonAbitibienDamour_EVQ pour web
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De la fiction à l’action
Je fais un vœu pour Gatineau !
Il nous arrive tous de jouer à un jeu qui consiste à faire la liste des souhaits ou des expériences que l’on aimerait voir se réaliser. Je vous propose de partager mon rêve aujourd’hui et, si la magie opère, de joindre le groupe de personnes qui le rendront possible. Car pour réaliser ce vœu, il faut un grand nombre de sympathisants. Une personne ne pourrait le réaliser seul, fusse-t-elle millionnaire. Sans le ciment de l’entraide, comme on le voit poindre partout à Gatineau – vous en avez certainement des exemples tous les jours  mon intention restera pieuse mais inachevée.
Je suis une femme engagée dans une cause impossible à endiguée : la maladie d’Alzheimer dont souffre mon jeune frère de 60 ans a changé ma vie. Je l’accompagne dans cette succession de deuils depuis presque 8 ans, tout en demeurant une horticultrice, une artiste en arts visuels, une auteure également suite à la publication de mes deux témoignages.
Je me suis enracinée à Gatineau  comme un pommier dont certaines branches portent des fruits et d’autres méritent des attentions, des soins, du support. Je suis une aidante naturelle qui partage, avec plusieurs autres ressources, les effets de l’entraide avec la Société Alzheimer de l’Outaouais. Je suis témoin de centaines de petits gestes d’accueil, de réconfort, et de partage d’idées en vue d’améliorer les conditions de vie des patients atteints de cette forme de démence.
Je rêve pour ces patients et ces familles, qui souvent perdent espoir, que Gatineau devienne un lieu où leur humanité puisse continuer de se manifester, malgré les limitations progressives de la maladie. Une maison que j’imagine ainsi… dédiée au bien-être  sans limiter cette notion à l’aspect médical du terme.
Je vois s’ouvrir une grille de sécurité qui clôture et rend sécuritaire la circulation des personnes atteintes et de leurs proches, un jardin avec des arbres que chacun peut cultiver, une aire de repos sous les arbres prenant la forme d’une verrière où l’été demeure à l’année. La maison est faite d’ailes où les chambres sont toutes au rez-de-chaussée et les espaces communs au cœur de la vie qui s’y déroule le plus normalement du monde, comme un chez-soi/garderie… Notre belle municipalité de Gatineau, avec l’appui de la Commission de la Capitale Nationale et des dons d’entreprises soucieuses de l’aspect humain de cette expérience pourraient également rendre ce projet viable.
Mon rêve est celui d’assurer une certaine quiétude valorisante à ces gens. Je parle ici de permettre une créativité aux patients en leur proposant de garder le contact avec la nature et d’exprimer ces sensations en les traduisant en œuvres artistiques. Cueillir une fleur, ramasser des feuilles mortes, cultiver des légumes ou s’inspirer d’un décor pour mieux ressentir la sérénité sont des exemples de ce climat. Des ateliers créatifs en nature (de jour) pourraient donner lieu à une petite entreprise de création de produits d’arts qui sauraient être commercialisés et exposés à  micro-échelle. On y oubliera pour un temps les aléas du désespoir; on y cultiverait une forme d’émerveillement qui fait du bien autant aux malades qu’aux proches  aidants.
Selon les prévisions médicales concernant la Société d’Alzheimer, dans un avenir rapproché (en 2030), ces maladies coûteront plus de 2000 milliards de dollars pour assurer les  soins prodigués aux personnes atteintes de  démence. Il y a actuellement en 2015, plus de 47 millions de personnes atteintes dans le monde et il est prévu qu’il y en aura un million de plus chaque année si aucun médicament-miracle n’est  trouvé par les chercheurs rapidement.
Notre réflexe sociétal est de retirer les patients, de les regrouper pour leur prodiguer des soins rationnels : mais si cette approche les faisaient se refermer comme des huitres au lieu de leur laisser exprimer avec une ouverture nouvelle ce qu’il y a de constructifs en chacun, ne serait-ce que de laisser leur vie s’exprimer au sens le plus pur du terme, comme on le fait pour des nouveau-nés en garderie.
Comment peut-on les aider ?  De quelle façon les garder en contact avec la réalité de leur vie le plus longtemps possible ? Est-ce qu’une maison adaptée à leurs conditions de vie physique pourrait faciliter leur routine quotidienne et leur offrir de grandes joies, à ces personnes atteintes de plus en plus jeunes ?  Je les vois aisément  caressant l’écorce des arbres présents dans un jardin attenant à la maison et l’exprimer par un sourire, ce retour à l’essence de la vie.
Étant dans cette spirale une large partie de leur vie (entre 5 à 25 ans parfois), les personnes atteintes pourraient continuer à vivre selon leur rythme. Même si leur mémoire est atteinte, ce sont des personnes qui voient et ressentent avec leur cœur, leurs émotions et de ce fait, la nature serait une excellente source de stimulations.
Cet environnement extérieur pourrait offrir un milieu sain avec la présence d’arbres feuillus et des conifères non toxiques, des fleurs comestibles et des fines herbes qu’ils pourraient humer à volonté et consommer. Les hommes et les femmes atteints pourraient toucher aux feuilles, aux écorces tout autant qu’aux roches. Ils consommeraient les légumes qu’ils auraient semés et plantés dans leur potager. Tout ce qui est vivant a et aura toujours un attrait important pour tout humain comme mentionné précédemment,  nous  sommes des parties intégrantes de ce monde. Même si leur comportement est basé uniquement sur leurs ressentis et leurs émotions, ces contacts avec la nature leur seraient assurément bénéfiques.
Mon rêve vous touche-t-il dans son intention ? Je l’espère car bientôt nous aurons tous un ou plusieurs membres de notre famille à devoir accepter cette fin de vie. Cette belle demeure pourrait aussi devenir la vôtre…
Je l’imagine dans une portion du parc Jacques Cartier, tout près de la résidence des  sœurs Servantes de Jésus-Marie. On y planterait des érables à sucre (Acer Saccharum), des érables de Norvège (Acer Planétoïdes), des mélèzes  du Japon (Larix Blue Rabbit),  des Salix Integra Hakuro Nishiki (saules) en passant par des bouleaux  blancs et jaunes (arbres emblématiques du Québec). Malheureusement, il serait non recommandable de planter des Sumacs (vinaigriers) car ils pourraient provoquer des dermatites aux personnes qui désireraient y toucher.  Les Taxus seraient à bannir   car ils intoxiqueraient  gravement  les personnes qui en mangeraient; un choix judicieux dans les aménagements sera requis. Une participation des étudiants en formation pour leur diplôme d’horticulture et/ou en aménagement paysager pourrait permettre d’entretenir cet espace de verdure unique au monde. D’autres pourraient provenir de la Commission scolaire aux Cœurs des Vallées par exemple. Les partenariats sont nombreux…
)
La vie des malades, entourés de beauté et de stimuli, prendrait un tout autre sens.  Selon leurs capacités, certains aident à la cueillette, à la préparation des repas, à la création d’œuvres artistiques… Ils vivent des expériences au quotidien au lieu de végéter jusqu’à leur fin imprévisible.
Tous ces petits gestes peuvent les ramener dans les jours du passé.  « Il arrive que la perception d’un détail (parfum, un mot, un objet, un jeu de lumière,…) évoque une situation passée et éveille alors une émotion qui n’a rien à voir avec la situation ou la personne présente,  a démontré Joëlle Thomas.
Ce foyer pourrait être conçu de façon à aménager  une salle de jeux, un coin sportif et exercice, car les jeunes personnes atteintes avant l’âge de 65 ans ont toutes leur capacité  musculaire. Leur force physique est très présente ce qui fait l’énorme différence entre les personnes atteintes de démence âgées de 25 ans et celles qui sont assises ou alitées la plus grande partie de la journée. La salle d’activités artistiques  permettrait d’assurer des moments de joie et d’expression émotionnelle face à leur situation. La liberté de peindre ou de bricoler avec de l’acrylique, de l’aquarelle et accessoires simples est un excellent moyen de communication essentiel à ces personnes qui souvent ne peuvent émettre leurs sentiments ou leurs besoins de façon verbale ou normale. On pourrait aussi dans le petit boisé de cèdres, de sapins baumier et de feuillus, exposer les toiles réalisées par ces artistes des émotions en aménageant ces toiles sur une plate-forme adéquate. Les familles seraient étonnées de la qualité des œuvres crées par ceux-ci.
Il est certain que le lieu humanisant est possible grâce à un accompagnement différent de celui des résidences actuelles. On y constate des équipes formidables, mais le quotidien morose des malades atteints de démence ne peut que nous interpeller à faire mieux et différemment. J’aimerais vous citer la phrase d’une  physiothérapeute belge qui exprime bien les approches que les responsables pourraient adopter : « Le personnel soignant est invité à renoncer à suivre sa propre logique, à changer son organisation pour pouvoir accompagner la personne là où son angoisse la conduit, avec bien souvent la frustration de ne pas comprendre quelle en est la raison. »   L’équipe vit et accompagne les patients et non l’inverse.
L’amour de la vie et de la nature, je crois, demeure les vrais habitants de cette maison, apportant au quotidien de chacun de ceux qui y entre ou qui y vit un sentiment de sérénité face à l’humanité.
Tous les espoirs que je viens de mettre sur papier sont une constatation des faits que j’ai observés et les résultats tangibles offerts par la société  d’Alzheimer de l’Outaouais et de l’aide que mon conjoint et moi offrons à mon jeune frère en perte d’autonomie.
Lors du lancement de mon livre « Adieu mon petit frère », des personnes engagées comme Gilles Carpentier et Marie-Josée Williams m’ont témoigné une chaleur humaine comme seule les gatinois et gatinoises en sont capables !
« Quand les mots nous manquent, il faut des gestes qui peuvent combattre les injustices que nous ressentons face à ces drames», a écrit M. Carpentier. J’ajoute qu’il faut être avec le patient, vivre ce processus sans jamais lâcher leur main…
C’est trop facile de dire que la science va s’occuper d’eux. Je rêve de cette maison de l’espoir et je voudrais bien que vous m’aidiez à porter ce rêve vers sa réalisation. Il n’y a qu’à Gatineau où une telle chaîne humaine est possible.
Nicole La Fontaine auteureDe la fiction à l’action
Je fais un vœu pour Gatineau !
Il nous arrive tous de jouer à un jeu qui consiste à faire la liste des souhaits ou des expériences que l’on aimerait voir se réaliser. Je vous propose de partager mon rêve aujourd’hui et, si la magie opère, de joindre le groupe de personnes qui le rendront possible. Car pour réaliser ce vœu, il faut un grand nombre de sympathisants. Une personne ne pourrait le réaliser seul, fusse-t-elle millionnaire. Sans le ciment de l’entraide, comme on le voit poindre partout à Gatineau – vous en avez certainement des exemples tous les jours  mon intention restera pieuse mais inachevée.
Je suis une femme engagée dans une cause impossible à endiguée : la maladie d’Alzheimer dont souffre mon jeune frère de 60 ans a changé ma vie. Je l’accompagne dans cette succession de deuils depuis presque 8 ans, tout en demeurant une horticultrice, une artiste en arts visuels, une auteure également suite à la publication de mes deux témoignages.
Je me suis enracinée à Gatineau  comme un pommier dont certaines branches portent des fruits et d’autres méritent des attentions, des soins, du support. Je suis une aidante naturelle qui partage, avec plusieurs autres ressources, les effets de l’entraide avec la Société Alzheimer de l’Outaouais. Je suis témoin de centaines de petits gestes d’accueil, de réconfort, et de partage d’idées en vue d’améliorer les conditions de vie des patients atteints de cette forme de démence.
Je rêve pour ces patients et ces familles, qui souvent perdent espoir, que Gatineau devienne un lieu où leur humanité puisse continuer de se manifester, malgré les limitations progressives de la maladie. Une maison que j’imagine ainsi… dédiée au bien-être  sans limiter cette notion à l’aspect médical du terme.
Je vois s’ouvrir une grille de sécurité qui clôture et rend sécuritaire la circulation des personnes atteintes et de leurs proches, un jardin avec des arbres que chacun peut cultiver, une aire de repos sous les arbres prenant la forme d’une verrière où l’été demeure à l’année. La maison est faite d’ailes où les chambres sont toutes au rez-de-chaussée et les espaces communs au cœur de la vie qui s’y déroule le plus normalement du monde, comme un chez-soi/garderie… Notre belle municipalité de Gatineau, avec l’appui de la Commission de la Capitale Nationale et des dons d’entreprises soucieuses de l’aspect humain de cette expérience pourraient également rendre ce projet viable.
Mon rêve est celui d’assurer une certaine quiétude valorisante à ces gens. Je parle ici de permettre une créativité aux patients en leur proposant de garder le contact avec la nature et d’exprimer ces sensations en les traduisant en œuvres artistiques. Cueillir une fleur, ramasser des feuilles mortes, cultiver des légumes ou s’inspirer d’un décor pour mieux ressentir la sérénité sont des exemples de ce climat. Des ateliers créatifs en nature (de jour) pourraient donner lieu à une petite entreprise de création de produits d’arts qui sauraient être commercialisés et exposés à  micro-échelle. On y oubliera pour un temps les aléas du désespoir; on y cultiverait une forme d’émerveillement qui fait du bien autant aux malades qu’aux proches  aidants.
Selon les prévisions médicales concernant la Société d’Alzheimer, dans un avenir rapproché (en 2030), ces maladies coûteront plus de 2000 milliards de dollars pour assurer les  soins prodigués aux personnes atteintes de  démence. Il y a actuellement en 2015, plus de 47 millions de personnes atteintes dans le monde et il est prévu qu’il y en aura un million de plus chaque année si aucun médicament-miracle n’est  trouvé par les chercheurs rapidement.
Notre réflexe sociétal est de retirer les patients, de les regrouper pour leur prodiguer des soins rationnels : mais si cette approche les faisaient se refermer comme des huitres au lieu de leur laisser exprimer avec une ouverture nouvelle ce qu’il y a de constructifs en chacun, ne serait-ce que de laisser leur vie s’exprimer au sens le plus pur du terme, comme on le fait pour des nouveau-nés en garderie.
Comment peut-on les aider ?  De quelle façon les garder en contact avec la réalité de leur vie le plus longtemps possible ? Est-ce qu’une maison adaptée à leurs conditions de vie physique pourrait faciliter leur routine quotidienne et leur offrir de grandes joies, à ces personnes atteintes de plus en plus jeunes ?  Je les vois aisément  caressant l’écorce des arbres présents dans un jardin attenant à la maison et l’exprimer par un sourire, ce retour à l’essence de la vie.
Étant dans cette spirale une large partie de leur vie (entre 5 à 25 ans parfois), les personnes atteintes pourraient continuer à vivre selon leur rythme. Même si leur mémoire est atteinte, ce sont des personnes qui voient et ressentent avec leur cœur, leurs émotions et de ce fait, la nature serait une excellente source de stimulations.
Cet environnement extérieur pourrait offrir un milieu sain avec la présence d’arbres feuillus et des conifères non toxiques, des fleurs comestibles et des fines herbes qu’ils pourraient humer à volonté et consommer. Les hommes et les femmes atteints pourraient toucher aux feuilles, aux écorces tout autant qu’aux roches. Ils consommeraient les légumes qu’ils auraient semés et plantés dans leur potager. Tout ce qui est vivant a et aura toujours un attrait important pour tout humain comme mentionné précédemment,  nous  sommes des parties intégrantes de ce monde. Même si leur comportement est basé uniquement sur leurs ressentis et leurs émotions, ces contacts avec la nature leur seraient assurément bénéfiques.
Mon rêve vous touche-t-il dans son intention ? Je l’espère car bientôt nous aurons tous un ou plusieurs membres de notre famille à devoir accepter cette fin de vie. Cette belle demeure pourrait aussi devenir la vôtre…
Je l’imagine dans une portion du parc Jacques Cartier, tout près de la résidence des  sœurs Servantes de Jésus-Marie. On y planterait des érables à sucre (Acer Saccharum), des érables de Norvège (Acer Planétoïdes), des mélèzes  du Japon (Larix Blue Rabbit),  des Salix Integra Hakuro Nishiki (saules) en passant par des bouleaux  blancs et jaunes (arbres emblématiques du Québec). Malheureusement, il serait non recommandable de planter des Sumacs (vinaigriers) car ils pourraient provoquer des dermatites aux personnes qui désireraient y toucher.  Les Taxus seraient à bannir   car ils intoxiqueraient  gravement  les personnes qui en mangeraient; un choix judicieux dans les aménagements sera requis. Une participation des étudiants en formation pour leur diplôme d’horticulture et/ou en aménagement paysager pourrait permettre d’entretenir cet espace de verdure unique au monde. D’autres pourraient provenir de la Commission scolaire aux Cœurs des Vallées par exemple. Les partenariats sont nombreux…
)
La vie des malades, entourés de beauté et de stimuli, prendrait un tout autre sens.  Selon leurs capacités, certains aident à la cueillette, à la préparation des repas, à la création d’œuvres artistiques… Ils vivent des expériences au quotidien au lieu de végéter jusqu’à leur fin imprévisible.
Tous ces petits gestes peuvent les ramener dans les jours du passé.  « Il arrive que la perception d’un détail (parfum, un mot, un objet, un jeu de lumière,…) évoque une situation passée et éveille alors une émotion qui n’a rien à voir avec la situation ou la personne présente,  a démontré Joëlle Thomas.
Ce foyer pourrait être conçu de façon à aménager  une salle de jeux, un coin sportif et exercice, car les jeunes personnes atteintes avant l’âge de 65 ans ont toutes leur capacité  musculaire. Leur force physique est très présente ce qui fait l’énorme différence entre les personnes atteintes de démence âgées de 25 ans et celles qui sont assises ou alitées la plus grande partie de la journée. La salle d’activités artistiques  permettrait d’assurer des moments de joie et d’expression émotionnelle face à leur situation. La liberté de peindre ou de bricoler avec de l’acrylique, de l’aquarelle et accessoires simples est un excellent moyen de communication essentiel à ces personnes qui souvent ne peuvent émettre leurs sentiments ou leurs besoins de façon verbale ou normale. On pourrait aussi dans le petit boisé de cèdres, de sapins baumier et de feuillus, exposer les toiles réalisées par ces artistes des émotions en aménageant ces toiles sur une plate-forme adéquate. Les familles seraient étonnées de la qualité des œuvres crées par ceux-ci.
Il est certain que le lieu humanisant est possible grâce à un accompagnement différent de celui des résidences actuelles. On y constate des équipes formidables, mais le quotidien morose des malades atteints de démence ne peut que nous interpeller à faire mieux et différemment. J’aimerais vous citer la phrase d’une  physiothérapeute belge qui exprime bien les approches que les responsables pourraient adopter : « Le personnel soignant est invité à renoncer à suivre sa propre logique, à changer son organisation pour pouvoir accompagner la personne là où son angoisse la conduit, avec bien souvent la frustration de ne pas comprendre quelle en est la raison. »   L’équipe vit et accompagne les patients et non l’inverse.
L’amour de la vie et de la nature, je crois, demeure les vrais habitants de cette maison, apportant au quotidien de chacun de ceux qui y entre ou qui y vit un sentiment de sérénité face à l’humanité.
Tous les espoirs que je viens de mettre sur papier sont une constatation des faits que j’ai observés et les résultats tangibles offerts par la société  d’Alzheimer de l’Outaouais et de l’aide que mon conjoint et moi offrons à mon jeune frère en perte d’autonomie.
Lors du lancement de mon livre « Adieu mon petit frère », des personnes engagées comme Gilles Carpentier et Marie-Josée Williams m’ont témoigné une chaleur humaine comme seule les gatinois et gatinoises en sont capables !
« Quand les mots nous manquent, il faut des gestes qui peuvent combattre les injustices que nous ressentons face à ces drames», a écrit M. Carpentier. J’ajoute qu’il faut être avec le patient, vivre ce processus sans jamais lâcher leur main…
C’est trop facile de dire que la science va s’occuper d’eux. Je rêve de cette maison de l’espoir et je voudrais bien que vous m’aidiez à porter ce rêve vers sa réalisation. Il n’y a qu’à Gatineau où une telle chaîne humaine est possible.
Nicole La Fontaine auteure
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Propos sur la maladie d’Alzheimer
Je suis une aidante auprès de mon frère de 61 ans; depuis un certain temps, une comparaison trotte dans ma tête, je me dois de vous en faire part.  Je me questionne à savoir si les gens comprennent bien la maladie d’Alzheimer.  La peur,  souvent présente chez les proches aidants, est très  mauvaise conseillère.  On craint  tellement la maladie que celle-ci nous empêche de voir certains phénomènes qui y sont  rattachés; elle aveugle beaucoup d’aidants naturels.  Je ne parlerai pas de démence car ce terme a pour la plupart des gens  un sens péjoratif.
À quelle différence ou à quelle référence dois-je faire appel?  Je considère que la personne atteinte de cette maladie mal connue et mal vue de la société a des traits communs avec le comportement d’un nouveau né.  Je ne dis pas que le malade est un enfant loin de là, même si l’on croit en des vies antérieures,  le nouveau né n’a pas vécu de passé récent comme nous tous.  Les malades atteints d’Alzheimer ont tous vécu un passé  récent qui influence leurs attitudes et leurs aptitudes.  J’y vois une comparaison émotionnelle avec les nouveaux nés car les personnes atteintes sont des êtres remplis d’émotivité comme un enfant: c’est leur plus grande force à laquelle ils s’accrochent.
Lorsqu’un enfant naît, tous les gens sont présents; les parents, les amis et la famille entourent l’enfant  ils lui  offrent de l’amour, des émotions positives et  de l’affection.  Tous les gens sont émus devant l’enfant.  Oui,  c’est notre futur et je suis comme vous, les enfants nous attirent, nous les aimons profondément sans rien attendre en retour.  Avez-vous remarqué que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer manifestent une attention marquée face aux enfants. Ils leur ressemblent.
Les personnes atteintes  d’Alzheimer ont des capacités émotionnelles extraordinaires.  Elles sont heureuses dans les gestes courants du présent mais comme nous, elles ressentent aussi des moments de tristesse et de joie.  Il faut être capable de s’investir dans leur affirmation du moment comme on le ferait  avec un enfant;     lorsque le malade pleure, on s’approche de lui  pour les consoler même si on ne connait pas exactement  les motifs de ces pleurs.  Avec assurance,  on est prêt à agir et à réagir.  L’enfant est capable d’exprimer son besoin affectif ou physique par des gestes expressifs et émotionnels; les malades atteints d’Alzheimer extériorisent aussi leur état d’âme lorsqu’ils ne peuvent plus formuler de vive voix leurs problèmes émotionnels ou physiques sauf en utilisant ce langage non verbal. Lorsque les enfants rient, on se réjouit.
Pourquoi ne pas partager ces beaux moments de la même façon avec nos malades.  L’enfant possède  dans son petit cerveau des notions acquises;  selon nos convictions ces acquis viennent de l’au-delà ou du sein de la mère.  Les personnes atteintes  possèdent également ces notions antérieures et celles acquises dans la vie; elles ne s’effacent pas,  même si elles ne peuvent plus  les décrire à haute voix.  Si on compare notre cerveau à un ordinateur,  les données demeurent intactes et même si un problème mécanique survient; tout est enregistré.  De la même façon, chez chacun d’entre nous,  les compétences  ne s’effacent pas davantage.  Je trouve que les hypnotiseurs sont en fait  une preuve tangible que ces données peuvent être exprimées soudainement sous l’effet de l’hypnose.   Il faut aborder les personnes atteintes en tenant compte de leurs émotions comme nous le ferions avec les enfants. Les caractéristiques familiales demeurent présentes chez les enfants, aussi bien que chez les malades;  il faut donc se le rappeler constamment.
Lorsque la capacité mentale n’est plus au rendez-vous et  que les familles et les aidants sont rendus tellement épuisés par les épreuves, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer  sont souvent retirées de leur milieu;  ces personnes atteintes sont ensuite placées dans un milieu jugé apte à leur condition.   Personnellement, je crois que la plupart des milieux choisis  sont inadaptés aux conditions de vie des personnes atteintes.   Que diriez-vous si on séquestrait votre enfant durant vos heures de travail et qu’on le déménageait  dans un endroit où l’on ne lui fournirait que des services élémentaires. Il se promènerait comme un être errant sans jamais expérimenter les activités cognitives et physiques conçues pour lui.  L’enfant serait laissé parmi une trentaine d’enfants sans autre appui que les besoins primaires car les intervenants du milieu sont souvent  limités par le temps; vous seriez, certainement, tous offusqués de cet état de chose. L’enfant ne développera rien de nouveau et ne conservera surtout pas toutes  les notions acquises  nouvellement que vous lui aviez transmises, n’est-ce pas!   C’est ce qui se produit actuellement dans les lieux jugés sécurisés pour les personnes atteintes.  Oui, aucun patient ne peut quitter le lieu <codé>pour sa sécurité que l’on qualifie sous l’appellation <prothétique>;  dans ces lieux, les activités sont pratiquement inexistantes.  On voit à leurs besoins primaires et c’est tout,  compte-tenu des restrictions de temps.  Je me permets ici une comparaison entre les enfants et les malades.  En jouant avec eux, on remarque chez certains enfants un comportement x considérant que les intervenants dans les CPE ajusteront leurs activités en fonction de ces observations quotidiennes.  Ainsi, sachant que les personnes atteintes ont une facilité tactile existante, on pourrait très certainement axer les entraînements vers les activités de reconnaissance de tissus, de couleurs  et/ou de textures.  On pourrait  présenter aux personnes atteintes des tissus de velours afin qu’elles les touchent, les caressent; très souvent les patients établiront des liens avec leur passé, des situations où ils pouvaient jouir de ces sensations et leur bonheur sera au rendez-vous.   On sait également  que l’errance est présente chez ces personnes alors pourquoi ne pas utiliser cette errance à titre d’activité récréative.  Des objets amusants à repérer pourraient être disposés dans divers  endroits de la résidence ou de l’unité; les personnes atteintes pourraient circuler et les localiser au quotidien.   Il faut être capable de créer un lien entre l’autonomie et la sécurité du patient.
Je crois qu’il est primordial que les personnes atteintes puissent avoir accès à l’extérieur du lieu de résidence comme c’était le cas  à la maison.  On juge que les enfants doivent jouer dehors alors pourquoi priver ces personnes atteintes de la joie de visualiser les couleurs de la nature, toucher les éléments naturels, sentir les odeurs des fleurs, des plantes et de la terre, etc. !  Cela captivera leurs sens et leur permettra de conserver leur indépendance durant plusieurs années.  Il faut que le milieu ressemble à une vraie demeure.  Mettrions-nous un enfant dans une chambre blanche sans animation ? Non.  Alors il faut conserver des éléments de la vie courante chez ces gens.  Offrons-leur des livres imagés, des tissus sous toutes leurs formes, des couleurs attrayantes ainsi que des jeux intéressants correspondant à leur niveau de compréhension pour qu’ils conservent une partie de leurs capacités.  L’idéal serait d’adopter une stratégie semblable à celle observée dans le sud de l’Ontario et en Europe…un village où les personnes atteintes peuvent en toute sécurité fonctionner normalement,  se promener dehors tout en recevant  les soins physiques et cognitifs requis, et ceci,  toujours dans un environnement sécuritaire.
Pourquoi ces êtres humains, maintenant différents,  nous fournissent-ils des leçons de vie et contribuent-ils au  développement de ressources souvent insoupçonnées chez tous les aidants et leur famille. Pourraient-ils bénéficier de plusieurs années de bonheur  malgré leurs conditions et ceci tant que la maladie n’aura pas atteint la phase terminale.
Je ne veux surtout pas aborder le sujet des conditions de fin de vie car je crois que tous ces êtres peuvent nous apporter de l’enseignement jusqu’à la toute fin.
Nicole La Fontaine, auteure

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Nouvelles du Café des Adieux

Dû à une situation spéciale, le Café des Adieux en Outaouais, est à la recherche d’un nouveau lieu d’hébergement.  Cependant, si vous désirez échanger au sujet de la perte d’un être cher avec une intervenante du Café, il faut composer le 819-635-6010 et Suzanne se fera un plaisir de vous communiquer son cheminement et ses compétences en matière d’accompagnement. Suivez-nous sur le Web et vous pourrez ainsi revenir discuter avec nous sous peu.

 

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Voici un texte que j’ai soumis au concours de Radio Canada l’an dernier. Espérant que vous apprécierez, bonne lecture

Pause-rire pour un homme aux mille talents

Un texte inédit de Nicole La Fontaine

 

Robert ignore à quel point il peut être inspirant pour ses proches. C’est un homme de stature colossale, à la fois intellectuel et gentilhomme, dont les compétences sont multiples. Il est tantôt garagiste, cuisinier, menuisier ou plombier, laissant se développer au fil des circonstances, planifiées ou non, certaines occasions de nous étonner. Il profite de ses activités de bricolage et de rénovation pour apprendre et surprendre! C’est un antistress très efficace en dehors de ses heures de bureau, un plongeon de l’abstrait au concret. Et comment !

Par un beau samedi d’été, vers les 19h30, cet autodidacte de la mécanique automobile décida de faire le changement d’huile de l’une de ses voitures; la petite Golf auto grise, alimentée au diésel. Robert s’occupe bien de cette voiture afin de la maintenir en bon état. Il fallait vidanger l’huile; ce serait fait en quelques minutes. Tellement simple ! Le soleil décida ce soir-là de se mettra au lit plus tôt qu’il ne l’avait prévu et la noirceur l’enveloppa petit à petit.

Sa conjointe observait en osant lui suggérer que le travail se continue le lendemain matin uniquement. Évidemment, par principe, il termine sur-le-champ un travail commencé. La vieille huile fût remplacée et ceci sans trop être attentif à la quantité dans cet état de nuit avancée.

Le lendemain, un beau dimanche ensoleillé, le couple quitta pour se rendre déjeuner au restaurant où une rencontre de famille était au programme. Tout se déroulait bien pendant les premiers kilomètres; ils roulaient allègrement sur une route semi-rurale. Il y a avait quelques jolies maisons bordant ce chemin. Le couple discutait de tout et de rien. Subitement l’automobile accéléra, toussa puis émit un bruit de tonnerre. Suzanne se crispa, ayant l’impression d’être à bord d’un dragster. Une fumée blanche sortait du tuyau d’échappement de la voiture et celle-ci prenait encore davantage de vitesse pour atteindre un rythme fou. Suzanne demanda à Robert de ralentir. Il tentait de freiner; rien à faire. Malgré les manœuvres de changements de vitesse et l’application des freins, la voiture ne ralentissait pas.

–          Arrête, arrête, cria Suzanne en état de panique.

–          J’essaie, crois-moi ! lui lança le mécanicien du samedi. J’ignore ce qui lui prend !

La passagère vit alors des personnes sortir de leur résidence et se rendre sur le côté de la route, curieux de ce branle-bas de combat dans un coin d’habitude paisible. Robert réussit en changeant les vitesses à stopper la voiture. Ouf! La Golf obéit enfin ! Suzanne se hâta de quitter l’auto sans avertissement, laissant la porte ouverte dans son excitation.

Robert se frottait le menton sans comprendre. Il se demandait ce qui s’était produit pour mettre ainsi leur sécurité en péril. Quelques témoins s’approchèrent et demandèrent à Suzanne si elle avait besoin d’aide.

–          Oui, merci ! Je crois que mon mari aimerait utiliser votre téléphone…

Robert rejoignit son beau-frère en lui demandant de venir à leur rencontre, après une brève explication de la panne. Le couple désespéré se rendit au déjeuner en abandonnant la Golf qui devrait sans doute être remorquée jusqu’au concessionnaire le plus près.

Le lundi suivant, Robert se pointa au garage pour mettre un point final à cette aventure hilarante. Le mécanicien redémarra la voiture pour la vérification mécanique; Ô surprise! La fumée envahit le garage; il tentait de stopper le moteur, rien à faire, il ne pouvait l’arrêter. Les mécaniciens durent mettre la main à la pâte pour neutraliser le moteur. Seule l’intervention du chef-mécanicien qui pensa à mettre un tissu sur le carburateur pour stopper l’entrée d’air s’avéra efficace. Devinez la cause ? Robert avant tout simplement trop rempli le réservoir d’huile; l’excès de lubrifiant occupait tout l’espace de la chambre de combustion, provoquant le phénomène d’autopropulsion à répétition. Cette petite Golf reprit le chemin de retour et ceci, pour rester stationner dans l’entrée pendant un certain temps.

Ces petits événements n’indisposaient guère notre débrouillard doublé d’un patenteux.

Robert était un homme de cœur, cultivé et humain, mais qui aimait bien s’aventurer dans des sentiers inconnus; un aventurier, un débrouillard dans tous les sens du terme.

Nouvellement déménagé, le couple décida de faire quelques rénovations. Il fallait percer une ouverture entre le mur mitoyen de la cuisinette et la salle à diner afin d’ajouter à la luminosité de la cuisine. Robert assisté de son beau-frère Pierre utilisèrent donc une scie sauteuse pour percer la cloison qui divisait les deux pièces; et hop ! Ils scièrent un fil électrique qui courait entre les colombages; ce n’est sûrement pas un accident aussi banal qui allait faire en sorte que Robert stoppe ses travaux. Robert rebrancha le système électrique pour ensuite pouvoir profiter de la soirée. Il rassura Suzanne un peu inquiète à l’effet que tout était bien conforme.

– La scie est sous garantie ! affirme-t-il, selon les exigences relatives à la protection des consommateurs.

Le lendemain, les deux travailleurs complétèrent les travaux de finition. La journée étant sombre, Robert décida d’installer un éclairage additionnel sur le sol de la salle à diner afin de pouvoir installer les nouveaux matériaux. Cette lumière était de forte intensité, elle était utilisée précédemment pour un éclairage extérieur en façade d’une vitrine commerciale. Robert réussit à brancher ce luminaire à l’aide d’une rallonge électrique qu’il déposa par terre sur une bâche de protection, par mesure de précaution, afin de ne pas trop abimer le tapis qui recouvrait le plancher. Tout semblait bien se dérouler, lorsque Suzanne sentit subitement une odeur de roussi accompagné d’une légère fumée. Elle alla vérifier comment se déroulait les travaux afin de saisir l’essentiel de ce parfum spécial qui se propageait dans la maison.

–          Y a le feu dans le plancher, dit-elle haut et fort. Le tapis de la salle à dîner était en flammes.

Un trou s’était formé dans le plancher. La cause de cette surchauffe venait du fait que la corde extension n’était pas de calibre adéquat particulièrement pour fournir le courant nécessaire à cette lampe énergivore. Aucunement stressé, Robert étouffa le feu et déclara :

–          Ce n’est pas grave, on va changer le recouvrement du plancher pour une belle surface de bois franc; ce sera beaucoup plus beau!

Pauvre bricoleur, son emploi du temps était toujours fort chargé et les défis se multipliaient à mesure qu’il voulait trop bien faire pour améliorer son nouvel environnement. La vie reprit son cours suite à cet épisode haut en couleur.

Tous les travaux allaient bon train. Suzanne avait enfin terminé la peinture de cette vaste résidence de dix pièces. Elle reprit donc son emploi à l’extérieur. Il y avait tout de même certains travaux usuels à faire dans la maison en plus de s’occuper de leurs deux adolescents. Elle faisait son lavage généralement le samedi matin. Cette journée-là, le soleil d’automne étant absent, Suzanne étendit donc son linge délicat sur une corde installée dans le sous-sol de la maison afin que les vêtements sèchent pendant la nuit.

Par ce beau dimanche matin, avec son grand cœur, Robert décida de laisser dormir Suzanne, quel romantisme ! Il était à préparer le petit déjeuner royal : patates rôties, œufs et bacon. Il se dirigea alors vers le sous-sol pour y cueillir les vêtements délicats que Suzanne avait suspendus pour le séchage le samedi soir précédent. Durant ce temps, les patates grillaient dans l’huile. Malheur !

Un feu de cuisson se développa dans la casserole laissée sur la cuisinière. Robert tenta de modérer l’ardeur du feu à l’aide du sel. L’idée de voir l’incendie se propager au reste de la maison ne l’enchantait guère. Au même moment, le système d’alarme se déclencha. Robert prit ce qui lui tomba sous la main… Tous les vêtements servirent à étouffer le feu; cela fonctionna à merveille. Malheureusement de belles blouses de soie, des chandails de laine et des robes faisaient partie du lot de textiles servant à éteindre l’incendie. Une fumée blanchâtre se répandit rapidement dans la maison.

Suzanne s’éveilla en entendant le cri strident de l’avertisseur de feu, croyant rêver. Elle se leva calmement et revêtit sa robe de chambre. Il y avait de la fumée blanche partout dans la maison, elle n’y voyait plus rien. Rendue près de la cuisinette, Suzanne demanda :

_          Qu’est-ce qui se passe ?

Robert répondit:

–          Ce n’est pas grave, le feu a pris et je l’ai éteint.

Il était déjà plongé dans l’action, à laver les murs et les plafonds. Plus il décrassait et plus la suie s’étendait.

C’est lorsque Suzanne constata que plusieurs de ses vêtements dispendieux étaient calcinés qu’elle choisit de garder le silence devant tout ce gâchis. Ils auraient encore à repeindre les murs du rez-de-chaussée. Puis elle irait magasiner… Suzanne avait sûrement une patience d’ange pour arriver à accepter toutes ces petites aventures de Robert.

Récemment, on lui demanda quelle était la plus grande qualité de son mari. Sans rire, elle dit : Robert, c’est un homme qui sait tout faire !

 

 

 

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Cette année encore, je serai présente au Congrès des soins palliatifs qui se tiendra  à Rivière-du-Loup les 14 et 15 mai.  Comme proche aidante et bénévole à la Société d’Alzheimer de l’Outaouais québécois, il est important pour moi  d’acquérir des compétences supplémentaires dans le domaine de l’accompagnement. Valider nos observations, nos acquis obtenus sur le terrain dans ce domaine est fort important.  Toutes les conférences offertes nous révèleront sans aucun doute des aspects intéressants et nous apporteront de nouvelles valeurs  et de nouveaux chemins à emprunter pour offrir de l’aide et du bien-être aux personnes atteintes de maladie physique ou mentale.

Je serai également présente en tant qu’auteure de mes deux livres de témoignages sur le deuil d’un enfant et la maladie d’Alzheimer.

 

Le Salon du livre de l’Abitibi-Témiscaminque aura lieu à Val D’or; ce salon se déplace d’année en année.  Il se tiendra du 21 au 24 mai 2015.  Le thème des rencontres avec les lecteurs est : <Soyez à la page, que ce soit sur support papier ou numérique>.   Je serai également en dédicaces, vendredi en soirée, et samedi dès 12h00 jusqu’à 18h00 ainsi que dimanche de 11h00 è 15h00. Au plaisir de vous rencontrer au kiosque des Éditons Véritas Québec en compagnie de notre Éditrice Marie Brassard et de nombreux autres auteurs de la région abitibienne.

 

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Dans la progression de  la maladie d’Alzheimer, il y a des jours au cours desquels la maladie semble plus présente, le cognitif devient plus absent et certains jours, le soleil brille dans la tête des gens atteints.  Plusieurs phénomènes entrent en ligne  de compte : la fatigue, l’angoisse, une infection, une grippe, etc.  Si l’on ne vit pas avec une personne atteinte,  il devient difficile de pouvoir émettre des opinions précises et éclairées sur la condition de la  dite personne.

S’occuper d’un proche souffrant d’une maladie cognitive et même physique nécessite surtout de  l’amour, de la compassion et beaucoup d’observations, tout  particulièrement en ce qui a trait au langage non-verbal.   Le plus difficile n’est pas de vivre toutes les étapes de la maladie mais bien de faire face à la marginalisation et à l’indifférence des membres de la famille proche, des amis ainsi que les personnes critiques (ces personnes qui sont parfois présentes dans les émotions mais qui sont rarement présents dans la vie physique de l’être aimé).   Ce sont ces effets pervers combinés  à la mise à l’écart de l’aidant qui affectent davantage le moral.

Certains proches- aidants dans la maladie d’Alzheimer m’ont révélé lors de discussions aves eux que les membres de leur famille immédiate les ont rejetés, mis de côté et même marginalisés.  Les raisons évoquées semblent être similaires dans tous les cas.  Dans la vie,  chaque personne  possède son propre vécu et ne partage pas nécessairement la même vision que nous face à la gestion de crise ou de maladie; par contre,  en communication, on apprend à être attentif pour ne pas mettre en place une chaîne téléphonique dans toute forme de transmission;  la déformation de paroles justifiables peut  facilement détruire les proches-aidants.   Il est difficile de comprendre les niveaux et les étapes de cette maladie qui  peuvent varier aisément selon divers facteurs.  Il faut vivre quelques mois dans les souliers de ces aidants pour comprendre leurs devoirs.    Au loin, il est facile de critiquer le comportement ou les décisions des proches-aidants puisque l’on ne  voit pas le quotidien du malade et l’on n’est surtout pas au courant de tous les éléments au dossier.  Donc,  l’important est de soutenir les proches-aidants et non pas de les marginaliser et ou les exclure du clan familial; il faut plutôt les soutenir par nos paroles, nos gestes et surtout ne pas critiquer les actions posées sans en connaître toutes les facettes.

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Je vous souhaite de Joyeuses Fêtes empreintes de sérénité, de joies et de quiétude.

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                                                                    Joyeuses Fêtes

 

 

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Quelques photos du Salon de  Montréal

 

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Des journées intenses remplies de joies et de surprises de toutes sortes. La vie nous a apporté durant ces journées pluvieuses de novembre de belles discussions et nous a offert de beaux échanges avec les lecteurs/lectrices. Les personnes visitant les kiosques étaient empreintes de compassion et d’intérêts pour les sans voix et les oubliés de la vie. Il serait intéressant que mes livres touchent beaucoup plus de gens afin de sensibiliser davantage de personnes sur les conséquences de la maladie d’Alzheimer et faciliter aussi les deuils de la vie au travers de mes deux témoignages.. Merci tous les auteurs de l’équipe Véritas Québec et à notre éditrice Marie Brassard pour sa générosité pour ces belles journées quasi familiales.

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Le lancement de mon deuxième livre, le 11 novembre à Sherbrooke, a débuté par la belle et significative chanson de Denis Lévesque qui exprime, dans des mots simples, toutes les émotions que vivent les proches-aidants. Le descriptif de mon témoignage, évoquant les difficultés et problèmes des malades et personnes accompagnant ceux-ci, a été sommaire et réaliste. J’ai reçu de beaux commentaires  sur ce livre traitant de cette *maudite* maladie d’Alzheimer.  Certains problèmes qui surviennent durant le parcours des personnes atteintes et, spécialement de mon jeune frère, méritaient d’être signalés.

J’espère de tout cœur que ce témoignage servira à offrir du soutien à la Société d’Alzheimer pour aider la recherche et, peut-être, servir à créer des protocoles pour ces « sans voix » de notre société. 

Merci à toutes les personnes qui ont accepté l’invitation en cette radieuse Journée du Souvenir 2014 et  souvenons-nous également des personnes qui ne vivent qu’au présent.   

 

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Lancement du livre à Sherbrooke d’Adieu mon petite frère , la maladie d’Alzheimer
Marie Brassard a ajouté 2 nouvelles photos.
Je veux souligner le dynamisme et la résilience de Nicole La Fontaine qui a procédé hier 11 novembre au lancement de son deuxième livre « Adieu mon petit frère » un témoignage-outil sur la maladie d’Alzheimer. Le tout se déroulait à la Bibliothèque Éva-Senécal de Sherbrooke en présence d’amis et de personnes impliquées dans l’accompagnement. Visitez le site de Nicole La Fontaine pour d’autres informations.
Elle sera au Salon du livre de Montréal, stand 652 du 19 au 24 novembre prochain.

Parce qu’on connait tous une personne ou une famille touchée… ce livre nous concerne TOUS !

Signé Marie Brassard

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Salon du Livre de Rimouski

Et oui, je serai présente lors de ce salon avec mes deux livres.  Je vous incite à valider les horaires de dédicaces:

Jeudi 6 novembre , de 9h à 21h

Vendredi  7 novembre, de 9h à 21h

Samedi 8 novembre, de 13h à 21h

Dimanche 9 novembre, de 13h à 17h

 

Il me fera un grand plaisir de vous rencontrer et de discuter avec vous.  Merci de me suivre sur le chemin des sans voix

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De retour en Outaouais

Quel beau Salon du livre!  J’y ai fait de belles rencontres de cousines, d’amis, de lecteurs .  Notre équipe d’auteurs a été grandement appréciée de la population sherbrookois. Nous avons beaucoup discuté avec les lecteurs.

Voici quelques photos du Salon

Belle rencontre avec deux de mes cousines: Louise et Gloria.

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Mon amie auteure du livre Le chemin des fondateurs au Salon

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Suzie Pelletier(le pays de la terre perdue) une autre auteure sherbrookois et Alain R Savoie  (Le paradoxe du futur)

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Avec l’auteure de LA SYBILLE, très beau roman100_6285 Cybèle Godard

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Je serai au Salon du livre de l’Estrie,  le jeudi, le vendredi, le samedi.  Il faut consulter les heures de dédicaces en bas du texte.  Pour toutes mes cousins, cousines, amis qui ne pourront venir les trois journées  pour nous saluer ; prenez note que je demeurer à  Sherbrooke pour le dimanche,    il vous suffit de me joindre sur mon cellulaire et il me fera un plaisir de vous revoir.  J’ai hâte d’être dans ma ville natale.  J’aurai également le 11 novembre, le lancement officiel à la Bibliothèque municipal, à la sale 4;  à 14:00. Amenez tous vos amis et vos parents.  j’aurai également mn deuxième livre  Adieu mon <petit> frère, la maladie d’Alzheimer.

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Marathon de Lecture à Notre-Dame de Lourdes près de Joliette

gagnante NDL 10-2014        Photo de la gagnante du livre  » Adieu mon petit ange »

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Tous les auteurs  les Éditions Véritas Québec  faisant partie de l’Alliance des Éditeurs Indépendants sont tous non subventionnés.  Voici les propos de l’une de nous collègue auteure dans sa page Facebook.

Depuis une semaine, j’essaie de stimuler le trafic sur ma page professionnelle (Suzie Pelletier auteure)… avec un succès indéfinissable. J’ai donc décidé de faire un tirage. Pour tous mes amis FB qui se seront abonnés à ma page d’ici le 5 octobre 2014 13 h, je ferai le tirage d’un tome de la collection « Le Pays de la Terre perdue ». Merci à tous ceux qui sont déjà abonnés; votre nom est déjà dans le chapeau. Comment faire ? Rendez-vous sur ma page et cliquer j’aime ! Faites vite, le 5 octobre c’est dans 6 jours ! https://www.facebook.com/pages/Suzie-Pelletier-auteure/150238698473549

 

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Nicole avec l’ auteure  Mylène Bruneau  du livre « Le chemin des fondateurs »

Mylene et NIcole Salon du livre Saguenay

Plusieurs nouveaux auteurs des éditions Véritas Québec étaient présents au Salon de Jonquière.  Quelles joies de revoir notre équipe dynamique et de partager avec ces nouveaux  auteurs remplis de talents.  Nous avons une équipe formidable sous les ailes de Marie Brassard…Chapeau Marie

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Salon du livre de l’Estrie du 16 au 19 Octobre

                                      Dedicace Nicole La Fontaine SLEstrie 5

Il me fera plaisir de vous dédicacer votre livre.   Le Salon se tiendra  au: Centre de Foires situé au  1600 boul. du Plateau St-Joseph.

Il serai heureuse de vous rencontrer.

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Salon du livre du Saguenay/Lac St-Jean, du 25 au 28 septembre

                                       Dédicace SL Saguenay Nicole La Fontaine VQ

Surveillez le kiosque des Éditions Véritas Québec, nous vous accueillerons chaleureusement.  Bienvenue à tous.

 

Il me fera grand plaisir de vous dédicacer mon premier livre

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Je vous présente la couverture de mon deuxième livre

                              C 1 Adieu Petit Frere V Nicole La Fontaine

 

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Préface d’appui au deuxième livre de Nicole La Fontaine:  Adieu mon petit frère, la maladie d’Alzheimer, témoignage

Monsieur Gilles Carpentier, président de la Société d’Alzheimer de l’Outaouais, président de la STO et conseiller municipal  a préfacé mon nouveau livre.  Madame Marie-Josée Williams, directrice général de la Société a également écrit un petit mot dans ce volume qui se veut aidant pour tous..  Merci à ces deux personnes   pour leur appui et leur générosité;  le soutien est un élément important dans le cours de cette maladie mal connue et mal vue.

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Nouveau Livre

Un nouveau livre intitulé « Adieu mon petit frère, »  la maladie d’Alzheimer, sera publié sous peu aux Éditons Véritas Québec.  Un autre témoignage de vie qui décrit le parcours de mon frère dans la maladie d’Alzheimer  et mes réflexions à titre d’aidante naturelle.    Un livre qui se veut aidant tout autant que  le premier..

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Présence au BNI Gatineau le 8 mai 2014

J’ai participé à une séance du BNI le 8 mai, l’ambiance était vraiment dynamique.  Les gens  sont intéressants et ils portent attention à vous..  J’y ai fait de belles rencontres.  Ce sont des gens qui sont très tôt à l’œuvre dans le domaine des relations d’affaires; bravo, on dit que la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt.  Très agréable de  les côtoyer.

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Entrevue à CHUO – Fm -89.1 avec Denyse Marleau

https://www.dropbox.com/sh/8gorqjzghjye2j3/dvZCvaacWM

 

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Bonjour à vous tous,
Je suis à St-Malo, c’est la plus belle ville historique qui m’a été donné de visiter. Une mer splendide. Les rues sont invitantes, les gens sont fort accueillants et chaleureux. Les vues sont exceptionnelles, j’ai l’impression de revivre notre histoire. La ville de Québec semble être seulement un aperçu pittoresque des rues et des ruelles de cette majestueuse cité d’où Jacques Cartier est parti. L’une des photos représente un marin indiquant l’ouest: la nouvelle terre.
Le propriétaire d’un petit salon de thé où j’ai dégusté une crêpe bretonne aux pommes caméralisées, était 100_5887jovial. La photo où je suis assise au bistro a été prise lors de mon passage à ce salon.
Je pense y revenir durant plusieurs semaines à l’occasion de prochaines vacances après avoir recherché toutes les informations historiques de nos ancêtres.
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